Quand la révolution du 18ème siècle sauve la révolution numérique du 21ème siècle

Publié le par Une internaute libertaire

C'est bon, les Robespierre, Danton, Marrat, Blaise Pascal, Victor Hugo, tous ces chantres de la liberté qui ont façonné notre République, vous pouvez dormir tranquille.
Votre esprit veille encore malgré les siècles.
Hadopi, projet ô combien liberticide, est mort et enterré grâce a vos lumières qui ont éclairé les vieux sages du conseil constitutionnel, qu'on croyait grabataires. Finalement à force de ressasser le passé, autant qu'ils s'occupent, ils ont relu un vieux texte qui date du 26 août 1789, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et la bingo, les vieux ça a refait marché ce qu'il leur restait de neurones. Hadopi est bien une loi qui va à l'encontre des fondements de notre Constitution, dont ce vieux texte qu'on avait oublié est partie intégrante. Notamment l'article 11 sur lequel nos retraités, bien content qu'on vienne demander leur avis, se sont appuyés pour censurer cette loi inique.

Considérant qu'aux termes de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »; qu'en l'état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu'à l'importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d'accéder à ces services ; mais aussi les pouvoirs de sanction institués par les dispositions critiquées habilitent la commission de protection des droits, qui n'est pas une juridiction, à restreindre ou à empêcher l'accès à Internet de titulaires d'abonnement ainsi que des personnes qu'ils en font bénéficier ; que la compétence reconnue à cette autorité administrative n'est pas limitée à une catégorie particulière de personnes mais s'étend à la totalité de la population ; que ses pouvoirs peuvent conduire à restreindre l'exercice, par toute personne, de son droit de s'exprimer et de communiquer librement, notamment depuis son domicile ; que, dans ces conditions, eu égard à la nature de la liberté garantie par l'article 11 de la Déclaration de 1789, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les droits des titulaires du droit d'auteur et de droits voisins.

La liberté d'expression l'emporte sur la féodalité de ce texte qui ne visait qu'à protéger les vassaux de notre roi élu.
L'atteinte aux libertés que représente cette loi a trouvé ses limites. Enfin ! 1789, date butoir au delà de laquelle on ne peut plus aller. Les révolutionnaires de l'époque protégent encore leurs enfants au travers des siècle. Les conservateurs nostalgiques d'un passé révolu ont perdu la guerre contre le carcan que représente pour eux les droits de l'homme et du citoyen, le code du travail, enfin tout les droits pour lesquels, nous, les gueux et les gueuses, nous nous sommes battus, afin d'obtenir un semblant de dignité. La lutte des classes continue.

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