Hadopi, Loppsi, ACTA, la censure démocratique

Publié le par netLibertaire

ACTA attaque l’Internet ! Attaquons ACTA !

Les négociations sur l’Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) se tiendront du 26 janvier au 29 janvier à Mexico. Le but de l’ACTA est de contrôler Internet, tout en évitant soigneusement les processus démocratiques. Des négociateurs non-élus aux ordres des industries du divertissement attaquent l’essence même d’Internet. Attaquons l’ACTA ! Dévoilons ses négociateurs pour les mettre face à leurs responsabilités.

Du 26 au 29 janvier, des représentants d’une poignée de pays (dont l’Union européenne, représentée par la Commission) se rencontreront à Mexico pour décider du futur de l’Internet et d’autres problématiques telle l’accès aux médicaments. Sans contrôle d’organisation démocratique et supervision démocratique, les conditions sont idéales pour que les lobbies du divertissement accomplissent leur rêve : imposer un régime de copyright fondamentalement inadapté en vue de contrôler l’Internet et l’accès aux savoirs. Plus de 80 organisations non-gouvernementales du monde entier (dont Consumers International, Reporters sans frontière, la Free Software Foundation et l’Electronic Frontier Foundation) ont déjà signé une lettre ouverte s’opposant fermement à l’ACTA [1].




SOURCE ET SUITE  : samizdat.net

 

 

 

 

On a bien ri avec l'Hadopi et ses déboires, on attend avec impatience nos mails d'avertissement pour après les régionales (faut pas trop déconner avec la démocratie). La Loppsi est en gestation à l'assemblée et maintenant l'ACTA déboule.

Nos belles démocraties qui s'indignent et dénoncent à corps et à cris les dictatures chinoises, tunisiennes, iraniennes, de la Corée du nord, sans oublier le Vénézuela et la censure de la télévision, de leur légéreté avec la censure de l'internet et la répression qui l'accompagne ne font guère mieux.

Pas moins de 3 mesures, lois et accords gouvernementaux pour dresser le grand satan: internet, sous prétexte de protection des mineurs, ou encore des droits d'auteurs.

Et  l'ACTA, rédigé et discuté dans le secret ne peut qu'effrayer l'internaute, d'un naturel paranoîaque sans trop le titilller, mais là il se lache, le bougre, conspiration, espionnage, etc...

Et on le comprend. Pourquoi un tel secret pour un accord qui concerne l'ensemble de la population internaute. Les gouvernements peuvent pleurer à seau ensuite sur le malheureux sort des dissidents chinois avec le bouclier doré ou le firewall qui crée le web china. L'ACTA, Hadopi et ses potes ne valent guère mieux.

Sous prétexte que nous vivons du bon côté de la barrière dans une société libre et démocratique, la censure n'aurai pas la même valeur et serait plus noble que sous une dictature.

Sous prétexte que nous vivons dans une démocratie, du bon côté de la  frontière quoi, chez les civilisées (on a le droit de vote après tout, nous, merde), une coupure internet, un filtrage et un contrôle du net n'aurait pas la même saveur que sous un régime dictatorial. On nous prend vraiment pour des cons.


Il y aurait d'un coté la censure dictatoriale et de l'autre la censure démocrate, ben ouais, les gueux et les gueuses, c'est ce qui est gentiment en train de se passer. La censure n'est pas soluble dans la démocratie.


Les grandes démocraties du nord, des pays riches et cultivés et tout et tout, grands défenseurs de l'opprimé, vont pas mieux se comporter que les pays blacklistés avec l'internet.

Et ça veut contrôler à tout va, le truc à la mode pour les démocraties, ils palissent d'envie en réalité sur les dictatures et m'ont l'air vachement frustré de pas pouvoir y aller franco.


L'Australie,  l'Allemagne, la Nouvelle Zélande, l'Angleterre, même la belgique veulent leur Hadopi et consort, toutes ces belles et grandes démocraties veulent dompter l'internet par trop rebelle à leurs yeux.

En France après avoir successivement brider la télé, maintenant les journaux en balançant force subvensions, les pauvres, plus personnes ne les lit, mais franchement on comprend le lecteur avisé. Quand on lit ce genre d'article, on se demande si les journaleux ne sont pas blasés de l'information et n'ont pas perdu de fait leur capacité d'indignation, ils se sont  éloignés de l'espèce humaine petit à petit pour se transformer en machine à traiter les infos ou plurtôt le buzz.

Et de plus ces journalistes, non content de participer à la désinformation générale, veulent culpabiliser le citoyens innocent qui lui s'informe quotidiennement de la  tournure du monde et ses horreurs et ne peut que s'en émouvoir et c'est normal, il y a encore un humain derrière l'écran chez le lambda.


Notre ministre de la culture y va de son label de bonne presse et exige une moralisation des blogs. Il ferai mieux de s'ocupper des sites nazis et négationnistes qui eux sont interdits de facto et inondent la toile sans pour autant en arriver à de tels extrémités législatives. Je trouve pour ma part celà extrémement dangeureux ce genre de sortie ministérielle concernant la presse déjà à l'agonie. Je ne parle même pas des blogs, il s'agit ni plus ni moins d'une volonté de censure de l'expression populaire.


L'économie qui est pourtant essentiellle à la survie de chacun est régie par bien moins de rêgles et on préfère libérer ces forces vives de la nation que de leur infliger une régulation quelconque qui  ne pourrait que leur nuire (les pôvres) et se limiter à la régulation naturelle de l'économie (ça fait peur d'entendre ça je sais). En revanche, on veut pouvoir contrôler ce que toute la population internet trafique. Madame Michu et le petit Kévin ne doivent conserver aucun secret quant à leur présence sur la net, des coupables qui s'ignorent ni plus ni moins. Cherchez l'erreur, les gueux et les gueuses.


Si les techniques actuelles de contrôle permettent une telle prise en main du réseau des réseaux, la question que tout citoyen un tant soit peu averti peut se poser et, pourquoi ne pas instaurer les mêmes pratiques pour l'économie capitaliste qui a beaucoup plus d'influence sur l'état de nos société et d'incidence sur la  vie quotidienne des individus, on l'a vu avec la grande crise mondiale de 2009.


Et pour conclure, une démocratie qui veut fliquer l'ensemble de ses citoyens ça s'appelle une dictature.

 

#info du jour APPEL À MOBILI SATION GENERALE

 casserole day par odebi contre la loppsi

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