La Grèce et après

Publié le par netlibertaire

 

 


Les plus grands syndicats grecs ont appelé la population a se rassembler à syngtama   afin d’attendre la sentence du parlement.


Ali_W2oCIAI98cw.jpgA  13h30 ce dimanche 12 février la population fermait  les rues adjacentes  du parlement. La foule a   attendu toute la journée son sort suspendu aux votes des parlementaires.
Et il fut sans appel, approuvé par la majorité de ces représentants du peuple à 200 voix contre 73.
On peut saluer le courage des députes  frondeurs qui furent sanctionnés par une destitution immédiate
Les 22 députés du PASOK et les 21 du parti Nea Dhimokratia (Nouvelle démocratie) qui ont voté contre ont été destitués de leurs postes. Les deux députés du parti politique LAOS (qui s’oppose farouchement au plan de sauvetage) qui ont voté pour, ont été destitués.


Vive la démocratie.


Malgré la colère de la rue, le gouvernement illégitime grec a scellé la mise à mort de son peuple, la liste des mesures d’austérité est longue :


1.    réduction de 20 à 25% des salaires, en commençant par le salaire minimum (actuellement de 761€ brut / mois, il serait donc autour de 470€ net / mois (pour les jeunes de moins de 25 ans, cela sera 10% de moins, soit autour de 400€ par mois) ) ;


2.    réduction de 20% des retraites de plus de 1.000 euros par mois ;


3.    réductions de 20 à 30% dans les retraites complémentaires de plus de 150 euros par mois ;


4.    licenciements dans les forces armées, la santé et l’éducation pour les employés sans-statut permanent ;


5.    coupes drastiques dans les salaires élevés de l’état (les hommes et partis politiques aussi ?), abolition du droit des salariés pour un poste permanent et privatisations immédiates ;


6.    ouverture immédiate des professions fermées et des heures de travail ;


7.    mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail ;


8.    extension de la flexibilité du travail avec les entreprises et les contrats personnels.


9.     suppression  de 15 000 postes dans la fonction publique pour 2012


10.    la privatisation de six entreprises publiques au premier semestre 2012, à savoir la compagnie des eaux d’Athènes et du Pirée (EYDAP), de Thessalonique (EYATh), la compagnie publique de gaz naturel (DEPA), le gestionnaire du système national de gaz naturel (DESFA), les Pétroles Helléniques (ELPE) et l’organisme de paris sportifs (OPAP) ;


11.    vente de Hellenic Petroleum au premier semestre 2012 ;


12.    réduction de la masse salariale de 150 000 salariés dans le secteur public entre 2012 et 2015 (l’équivalent, pour un pays comme les états unis, de 5 millions de salariés);


13.    la fermeture de l’Organisme du logement pour les travailleurs (OEK) et du «foyer ouvrier» (OEE) ;


14.     la suppression de la permanence de l’emploi aux entreprises d’utilité publique ;


15.    la suppression du faible taux de la TVA appliqué  aux îles (pas forcement pour les grands hôtels, nous y reviendrons) ;

16.    la fermeture de 200 bureaux du fisc jusqu’à la fin de l’année ;

source : okeanews


La population grecque va donc travailler pour un salaire équivalent au RSA ,  et pire pour les jeunes de moins de 25 ans leur salaire est revu à la baisse, institutionnalisation de la discrimination donc , quant est-il pour les femmes leur salaire sera t’il revu à la baisse aussi plus tard, on se pose la question.
 Liste impressionnante de mesures saluées par Flamby himself, qui reconnait là le courage du gouvernement grec face à l’adversité.
Papadémos , l’illégitime, a bradé son peuple aux banquiers quel courage. La stratégie du choc est en marche. Bravo Flamby applaudit à deux mains. Le Ps me fout vraiment la nausée.

Même l’impôt y passe, sa perception est transférée aux banques, quelle aubaine,  avec la fermeture de 200 centres du fisc (les ¾ du pays), les banques pourront ainsi tranquillement spéculaient avec l’argent de l’état qui leur revient de droit donc maintenant, l’argent du peuple.
Après avoir installé la pagaille et dénigré les fonctionnaires du fisc.  Papadémos  cède l’argent des contribuables  au privé, privatisation de l’état en quelque sorte, la Grèce n’appartient plus à son peuple mais aux banques. Et la boucle est bouclée.

Cette mesure décidée parle FMI est plus que symbolique,  et n’a à mon sens rien  à voir avec leur crise le pouvoir que s’octroie  les banques sur l’état est énorme détruit la notion d’état et de peuple, cette manne financière leur échappait plus maintenant.
.
L’ensemble des mesures prises ne correspondent en rien à des mesures pour remettre debout la Grèce mais à une mise à sac, un vol organisé de la Grèce par les financiers et il ne faut pas être grand clerc pour s’en apercevoir.
Cette dette illégitime  s’élève 355 milliards d’euros  maintenant  selon les derniers comptes de nos illustres économistes et autres  spécialistes de gros sous public. Le  pire est  sans doute  que  quelles que soient les mesures d’austérité  que la  Grèce prendra, elle n’arrivera jamais à la rembourser. Les vautours s’abattent pour lui déchirer ses derniers lambeaux de chair. Les capitalistes se payent sur  la peau des grecs. L’Europe montre son vrai visage.
La démocratie dont elle se gargarise d’appartenir et qu’elle brandit comme un étendard à la moindre occasion, est souillée,  par la merde des marchés financiers
L’Europe complice des marchés, l’europe des marchés en réalité, elle n’a jamais eut l’intention d’être l’Europe des peuples mais bien au service des financiers et elle brade chaque pays au plus offrant, n’en déplaise aux naïfs.
L’Europe complice de la répression de ses peuples aussi, qui envoient ses troupes pour mater le peuple qui gronde comme en Grèce, plusieurs  manifestants ont eut la surprise d’entendre les milices de l’état s’exprimer en anglais entre eux corroboré par diverses sources via twitter  et divers live blogs. L’Eurogendforce  était t’elle présente, c’est troublant tout de même, cette gendarmerie européenne en quelque sorte, spécialisée dans l’intervention anti-émeute. Le gouvernement grec l’a ’t il invitée pour faire plier son peuple,.
Cette force spéciale européenne peut intervenir dans n’importe quel pays d’Europe qui l’y invite,  elle est basée en Italie.
Des mercenaires européens aux ordres d’aucun pays d’Europe en particulier mais si le besoin se fait sentir prête à intervenir mater le manifestant récalcitrant,.
Une police militaire financée et gérée par 6 pays européens dont la France.
Le peuple grec peut remercier l’Europe de ses petites  attentions particulières.
Et que penser de la police grec qui menace les représentants d u FMI  et autres membres de la troïka  de les trainer en justice et ne se révèle ni plus ni moins qu’un chantage à la grève de la tonfa pour ne pas subir l’austérité, à vomir.
La Grèce, on ne lui laisse  que la rue et elle l’a prend.
Espérons pour nous, les gens, le peuple, les gueux et les gueuses que le peuple grec se soulèvera encore et encore contre cette humiliation, cette servitude de la dette, qu’on lui fait subir. La Grèce n’est sans doute qu’un début, quel pays  européen sera le suivant à capituler sous les coups de boutoir du capitalisme.

démocratie, mon cul

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