Le STRASS s'insurge, justice 2 poids 2 mesures

Publié le par Une internaute libertaire


Le STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel, tient à donner son avis sur la polémique lancée contre les agissements de notre nouveau ministre de la Culture dans un communiqué presque passé inaperçu. Le point de vue des putes et des "travailleurs du sexe", des marginaux, des décalés et des déviants, tout le monde s'en tape. Ils dénoncent l'hypocrisie qui entoure cette population déjà fragilisée par son mode de vie et l'appareil répressif qu'elle subit :

« ... s’il est acceptable pour un client de faire partie du gouvernement, ce même gouvernement condamne ceux qui vendent des services sexuels à deux mois de prison et 3 750 euros d’amende pour racolage passif depuis la Loi de Sécurité Intérieure du 18 mars 2003, dite loi Sarkozy. Nous demandons à nos politiciens pourquoi tandis qu’ils peuvent légalement acheter nos services, ils continuent de nous pénaliser pour les vendre ? »

Bonne question!

Et nos chers ministres abusent sans risque de cette chair tendre et soumise. Elle est belle la république bananière qui protège les puissants et écrase les faibles.  Et qu'on ne fasse pas croire que la prostitution est une vocation.  Quelques exemples n'en font pas une généralité. Ca reste la domination du plus fort, en l'occurrence celui qui a le portefeuille rempli d'oseille face à la soumission de celui qui crève de faim.

La chienlit sarkofrance, les gueux et les gueuses.

Ça fout la gerbe grave.

Les cris d'orfraies contre l'horreur de l'esclavage sexuel, oublié quand il s'agit d'un oligarque qui en abuse. L'Etat est là pour recueillir en son sein la malheureuse victime de la vindicte populaire et sans doute populiste. Hypocrisie à tous les étages.
Le maquereau, on le voit bien là, c'est  l'Etat à la botte du capitalisme. Le marché du sexe est un marché comme les autres, on l'a par trop oublié et il nous revient en pleine poire. Fi de toute éthique, humanisme lorsqu'il s'agit de s'en mettre plein les fouilles et satisfaire les besoins primaires de quelques uns sur le dos de la misère.

Sans faire d'amalgame entre prostitution et pédophilie, quoique, on voit bien la solidarité entre gens de la même caste, après l'affaire Polansky, défendu par le radiosophe Alain Finkielkraut et autres beaux parleurs mondains, dont le ministre incriminé, chacun excusant les penchants du premier pour les jeunes filles prébubères. Les femmes et les hommes de la populace ne sont là que pour assouvir leur besoin, après tout, à ces grands  hommes. Qui oserait s'en offusquer ? On sombre dans le glauque et le vulgaire.
Le bon peuple n'a qu'à se satisfaire de leur rhétorique immonde puisque ce sont des intellectuels écoutés et vénérés. La dialectique, les gueux et le gueuses, de ce monde là est mon colombin quotidien.

« Comme le dit un jour un homme d'esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger. »
Lytle W. Robinson

En cadeau pour te décrasser les oreilles et ce qu'il y a entre, les gueux et les gueuses, les Colombins, avec un titre prédestiné "Tous coupable". Bonne écoute.

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Publié dans Engagement

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