Petite leçon de désobéissance civique ou quand le nettoyage devient de l’art.

Publié le par netlibertaire

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Imaginez que vous marchiez tranquillement dans la rue. Vous apercevez une vieille dame au carrefour. Elle sort une bombe de peinture noire de son petit sac de laine et recouvre un graffiti ! Ne vous dites pas tout de suite que vous avez abusé de l’alcool ou d’une quelconque substance hallucinogène. Non. Vous avez peut-être tout simplement croisé Frau Mensah-Schramm. Cette honorable dame n’a rien contre l’art de rue. C’est notre inspiration de la semaine et on vous explique pourquoi.

Madame Irmela Mensah-Schramm parcourt les rues de Berlin depuis 25 ans pour éradiquer les inscriptions nazis. Cette retraitée allemande de 65 ans décollent les stickers, arrachent les affiches, recouvre de peinture noire les slogans tels que « les juifs au four », « les étrangers dehors ».

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Malheureusement, le grand public et les médias généralistes classent ce type d’inscriptions racistes dans la catégorie graffiti. Souvent interrogée sur le sujet, la « madame Propre » des rues berlinoises aime rappeler qu’elle n’est « pas contre les graffiti en général ; seulement les slogans haineux et les symboles nazis ». Alors que certains voudraient distinguer le tag (moche, sale, aggrésif), du graffiti (joli, gentil, propre), Irmela Mensah-Schramm a sans doute trouver la vraie distinction entre bons et mauvais graffiti.

Pourtant, la police n’est pas particulièrement bienveillante à son égard. Selon un représentant de la police, ses actions constituent une « dégradation intentionnelle de biens ». Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour se mettre au vandal. Surtout quand il s’agit de désobéissance civique.

Récemment, deux réalisateurs italiens lui ont consacré un documentaire intitulé « The hater destroyer »(la destructrice de haine). Voici donc en action Irmela-The hate destroyer-Mensah-Schramm.

 

 

source : FATCAP

 


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