Le 10 décembre, journée internationale des droits de l'Homme : Pas pour tout le monde

Publié le par netlibertaire

Journée internationale des droits de l’homme : sans les Bushmen

Depuis leur victoire juridique, les Bushmen sont toujours privés de leur unique source d'eau dans la Réserve.
Depuis leur victoire juridique, les Bushmen sont toujours privés de leur unique source d'eau dans la Réserve.
© Alexandra Bagge/Survival

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme des Nations unies, Survival dénonce avec la plus grande fermeté l’acharnement dont le gouvernement botswanais fait preuve à l’égard des Bushmen du Kalahari qu’il prive de leurs droits fondamentaux.

Le 13 décembre 2006, à l’issue du procès le plus long de toute l’histoire du pays, la Haute Cour du Botswana rendait un verdict historique. Les Bushmen, l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs d’Afrique australe, qui avaient été expulsés de leur territoire ancestral dans la Réserve naturelle du Kalahari central, pouvaient enfin rentrer chez eux, leur expulsion planifiée par le gouvernement depuis 2002 ayant été jugée ‘illégale’ et ‘anticonstitutionnelle’.

Les Bushmen sont aujourd’hui contraints d’entamer de nouvelles démarches juridiques, malgré le verdict prononcé en leur faveur trois ans plus tôt. Le gouvernement qui élève de nombreux obstacles à leur retour sur leur propre territoire et décrit leur mode de vie de ‘fantaisie archaïque’, leur interdit la chasse et les prive de leur unique source d’eau, les contraignant à parcourir plus de 400 km aller-retour pour en trouver à l’extérieur de la Réserve. Pourtant, il y promeut un tourisme de luxe en permettant à une compagnie de safari de construire des lodges avec piscines pour les amateurs de faune sauvage.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France) a déclaré aujourd’hui : ‘C’est un triste anniversaire que celui que vont célébrer le 13 décembre prochain les Bushmen du Kalahari. En cette Journée internationale des droits de l’homme des Nations unies, il serait temps que le gouvernement botswanais leur permette enfin d’exercer leur droit le plus fondamental, celui de ne pas mourir de soif sur leur propre terre’.

Pour plus d’informations
Sophie Baillon
00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

 

 

 

Source Survival le mouvement pour les peuples indigènes

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